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Activité physique chez les étudiants : prévalence et profils de comportements à risque associés

Résumé en Français

Objectifs : Les objectifs étaient de déterminer la prévalence de l’activité physique (AP), de caractériser les profils d’AP et d’identifier les comportements à risque associés à une AP dans la population étudiante. Méthodes : En 2014, une étude épidémiologique transversale a été conduite dans les universités de Rouen et du Littoral et la Côte d’Opale. Un auto-questionnaire anonyme a collecté des informations sur l’âge, le sexe, les consommations d’alcool, le risque de trouble de comportement alimentaire (TCA). La pratique d’une AP a été évaluée par la pratique sportive et la durée. Trois catégories ont été définies : aucune AP déclarée, AP modérée (0,5 à 3 heures/semaine) et une AP intense (> 3 heures/ semaine). Résultats : Au total, 2787 étudiants ont été inclus. Le sexe ratio H/F était de 0,56 et l’âge moyen de 21,0 ans (écart-type = 3,5) ; 41,8 % ne pratiquaient aucune AP, 28,4 % une AP modérée et 19,8 % une AP intense. La prévalence de la consommation d’alcool au moins une fois par semaine était de 14,6 % chez les étudiants sans AP, 20,2 % chez les étudiants avec une AP modérée et de 24,4 % chez les étudiants avec une AP intense. Les facteurs indépendamment associés à la pratique d’une AP intense étaient les femmes (ORA = 0,28, IC à 95 % = 0,18-0,43 ; p < 10-4), être fumeur (ORA = 0,54, IC à 95 % = 0,36-0,81 ; p = 0,003), avoir un risque de TCA (ORA = 0,95, IC à 95 % = 0,51-0,91 ; p = 0,02) et le niveau de stress (ORA = 0,91, IC à 95 % = 0,85-0,96 ; p = 0,001). Conclusion : Plus de 40 % des étudiants ne pratiquent aucune AP régulièrement. Les résultats montrent la nécessité d’avoir une meilleure compréhension pour élaborer des stratégies d’intervention adaptées aux populations jeunes, prenant en compte de nouvelles approches de santé publique.

English abstract

Objectives: The objectives were to determine the prevalence of physical activity (PA), characterize PA profiles and identify risk factors associated with PA in the student population. Methods: In 2014, a cross-sectional epidemiological study was conducted at the Universities of Rouen and Littoral and Opal Coast. An anonymous self-administered questionnaire collected information on age, sex, alcohol consumption and risk of eating disorders (ED). PA was assessed on the basis of sports activities and duration. Three categories were defined : no reported PA, moderate PA (0.5 to 3 hours/week) and intensive PA (>3 hours/week). Results: In total, 2,787 students with a M/F sex ratio of 0.56, a mean age of 21.0 years (SD=3.5) were included ; 41.8% did not practice any PA, 28.4% had moderate PA and 19.8% had intensive PA. The prevalence of regular drinking at least once a week was 14.6% in students without PA, 20.2M% in the group with moderate PA and 24.4% in students with intensive AP. Factors independently associated with intense PA were : female gender (AOR=0.28, 95% CI=0.18-0.43; p<10-4), smoking (AOR=0.54, 95% CI=0.36-0.81; p=0.003), risk of ED (AOR=0.95, 95% CI=0.51-0.91; p=0.02) and stress (AOR=0.91, 95% CI=0.85-0.96; p=0.001). Conclusion : More than 40% of students do not practice any PA. These results highlight the need for a better understanding to develop intervention strategies for students, based on new public health approaches. The contribution of social and physical environmental factors to changes in PA needs to be further explored.

Santé publique n°1 supplément, janvier-février 2016 | p. 65 à 73 | publié le 22 juin 2016

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