Lettre ouverte à la Commission européenne pour la prise en compte de la santé dans les politiques alimentaires et agricoles
La SFSP est signataire d'une lettre ouverte à la Commission européenne qui l'appelle à mettre en œuvre une politique préventive en matière d'alimentation saine et durable dans le cadre de son prochain mandat, incluant la mise en place du Nutri-score et l'interdiction de la publicité pour la malbouffe ciblant les enfants.
Parmi les signataires, nos collègues de la Fédération Promotion Santé, de France Assos Santé, de la Fédération Française des Diabétiques et de l'Alliance Santé Planétaire.
Contexte
La Commission européenne a annoncé qu'elle publierait, d'ici mars 2025, une feuille de route sur « l'avenir de l'agriculture et de l'alimentation » pour promouvoir une alimentation saine au cours des cinq prochaines années. Elle devait fonder cette vision sur des échanges sous la forme d'un « dialogue stratégique sur l'avenir de l'agriculture de l'UE ». Malheureusement, malgré de multiples demandes, les associations de santé n'ont pas été officiellement consultées ou invitées à ce dialogue, ce que nous considérons comme inacceptable et comme une occasion manquée.
Pourquoi mettre l'accent sur les régimes alimentaires ?
Nous voulons promouvoir une alimentation plus saine, étant donné que l'alimentation des Européens est l'un des principaux facteurs des crises de santé publique, de la résistance aux antimicrobiens et du changement climatique. Comme nous le savons, cette situation est non seulement à l'origine de millions de décès prématurés et de handicaps évitables, mais elle fait également peser une charge de plus en plus lourde sur des systèmes de soins déjà mis à rude épreuve.
Que contient ce « dialogue stratégique » en matière de régimes alimentaires ?
Le dialogue stratégique a formulé plusieurs recommandations intéressantes en matière d'alimentation, notamment l'interdiction de la publicité pour certains aliments malsains auprès des enfants, une mise a jour de la législation européenne en matière d'aliments (e.g. rendre obligatoire la Nutriscore partout en Europe), une taxe différenciée pour les produits alimentaires sains et malsains, le renforcement des lignes directrices nationales en matière d'alimentation, un plan d'action pour les aliments d'origine végétale... L'objectif de cette lettre est de s'assurer que l'Europe mette effectivement en œuvre ces recommandations.
Pourquoi la lettre met-elle l'accent sur les « plats préparés » ?
Outre les politiques déjà citées dans le « Dialogue stratégique », nous souhaitons appeler spécifiquement à une réglementation des plats préparés, car le segment des plats préparés est particulièrement malsain, non durable et a en même temps une fonction d'éducation/exemplarité vis-à-vis des consommateurs. Nous pensons que commencer par-là pourrait déjà avoir un impact significatif, tout en ouvrant la voie à des adaptations politiques supplémentaires. Au début de l'année, des organisations de santé, de consommateurs et de protection de l'environnement ont chargé la société Systemiq, spécialisée dans le changement de système, d'évaluer l'impact d'une telle politique européenne, en demandant aux grandes entreprises d'aligner le contenu des plats préparés sur les normes de santé et de durabilité. Vous trouverez le rapport ici ou en pièce jointe pour référence.
Navigation
Contact
+33(0)3 83.44.39.17
Adresses
1 rue de la Forêt | 54520 Laxou
104 rue Oberkampf | 75011 Paris
© 2026 Société Française de Santé Publique | Mentions légales, politique de confidentialité et CGV
